Fax : 03 89 69 00 33 | Parallèlement
aux chaudières bois ou aux chaudières dédiées exclusivement aux
pellets, on trouve aujourd'hui sur le marché l'une ou l'autres chaudière
dite polycombustible, permettant la combustion de granulés de bois,
mais également de copeaux de bois et de céréales. Les copeaux sont
issus de bois vert déchiqueté, avec une phase de sèchage indispensable.
Les
céréales, sont issues de parcelles en jachère ou de stocks impropres
à la consommation. Ces installations très proches de chaudières
à pellets, nécessitent néanmoins une surveillance accrue des réglages
de combustion, les données physico-chimiques des combustibles étant
sujettes à variations non négligeables. Il faut 2 à 2,5 kg de céréales
ou copeaux pour produire la même énergie
qu’un litre de fuel, se pose donc aussi le problème de stockage, tant en termes
de volume que de qualité, les céréales risquant d'attirer de
la vermine, ou comme pour les copeaux, de pourrir ou de produire des
gaz inflammables. Certes, côté sécurité, deux systèmes: une écluse et un détecteur de température
déclenchant une injection d’eau au-delà de 100°, sont associés au silo tampon
de la chaudière, pour ne pas
risquer de
transmettre le feu au stockage.
Le stockage principal dessert un silo tampon de quelques dizaines
de kilos intégré à la chaudière et rempli automatiquement par une
vis sans fin ou un transport pneumatique des céréales ou des copeaux.
La mise en œuvre d'une vis souple
d'alimentation agricole permet d'imaginer un stockage distant de plus d'une
cinquantaine de mètres de la chaudière.
Coté
contraintes, ces chaudières, issues des
technologies de combustion du bois, nécessitent impérativement la
mise en œuvre de ballon de stockage d'eau primaire, afin d'optimiser
leur cycles de fonctionnement, elles devront égalmeent être désendrées
et ramonées très régulièrement et selon le combustible utilisé,
présentant un risque de pollution olfactive pour les riverains,
notamment avec le colza et le tournesol.
Ce
type d'installation se conçoit donc plutôt dans le monde agricole,
la réglementation européenne encourageant d'ailleurs cette démarche
en autorisant les agriculteurs à produire des céréales à des fins
de chauffage sur leur jachères, voir même sur des sols hors jachère
en bénéficiant d'aides spécifiques. Le rendement d'environ 7 tonnes
de céréales à l'hectare, permet de se chauffer à un cout très réduit,
d'autant que le blé et le maïs par exemple, déjà peu onéreux pour
cause de surplus agricoles, bénéficient d'un taux de TVA de 5.5%,
alors que les autres combustibles est de 19.6%...
|
combustible
|
pouvoir
(PCI) calorifique
|
densité
|
hygro
métrie
|
coût
moyen 09/2005
|
|
fioul
domestique
|
10 KWh/L
|
845 Kg/m3
|
|
0.066
€/KWh
|
|
gaz
naturel
|
10 KWh/m3
|
0.74 Kg/m3
|
|
0.045
€/KWh
|
|
propane
|
12.8 KWh/Kg
|
2.04 Kg/m3
|
|
0.104
€/KWh
|
|
bois
bûche
|
3.5 KWh/Kg
|
420 Kg/m3
|
25%
|
0.030
€/KWh
|
|
plaquettes
|
3.5 KWh/Kg
|
260 Kg/m3
|
25%
|
0.019
€/KWh
|
|
pellets
|
4.9 KWh/Kg
|
650 Kg/m3
|
6%
|
0.030
€/KWh
|
|
blé
|
4.2 KWh/Kg
|
750 Kg/m3
|
15%
|
0.015
€/KWh
|
|
orge
|
4.5 KWh/Kg
|
730 Kg/m3
|
15%
|
0.015
€/KWh
|
|
seigle
|
4.1 KWh/Kg
|
750 Kg/m3
|
15%
|
0.015
€/KWh
|
|
triticale
|
4.4 KWh/Kg
|
750 Kg/m3
|
15%
|
0.015
€/KWh
|
|
avoine
|
4.5 KWh/Kg
|
500 Kg/m3
|
15%
|
0.015
€/KWh
|
|
maïs
|
4.3 KWh/Kg
|
830Kg/m3
|
15%
|
0.015
€/KWh
|
|
colza
|
6.2 KWh/Kg
|
700 Kg/m3
|
|
0.015
€/KWh
|
|
tournesol
|
7.3 KWh/Kg
|
500 Kg/m3
|
|
0.015
€/KWh
|
Source
HS-France
Sàrl au capital de 7622,45 euros * B.P.14907 00027 552174 92219 93 * CM Hégenheim 10278 03053 00010055245 58 * Siret 946 750 817 00011 - APE 515J RCS Mulhouse B 946 750 817 (67 B 81) * Ident. TVA FR 22 946 7508 17 * Copyright 2006 Set Gutzwiller |